[Témoignage de voyage et photos partagés par Christophe Gam]
Après un long week-end avec notre aîné âgé d’un an sur la Loire à Vélo, puis deux semaines sur la Vélodyssée quand les enfants avaient 5 et 8 ans, nous avions une faible expérience du voyage à vélo avec des enfants. Cependant, nous avons découvert qu’un voyage en mode bas carbone n’était pas une contrainte, et pouvait au contraire décupler tout ce que nous recherchons dans un voyage : l’aventure, le dépaysement, la découverte, la culture, la déconnexion et, surtout, les moments partagés en famille.
C’est cette conviction qui nous a conduits à imaginer un voyage plus ambitieux, combinant le train et le vélo pour parcourir l’Europe en famille. Une manière de prendre le temps de voyager autrement, en privilégiant les mobilités douces et en faisant du trajet une véritable partie de l’aventure.
Idée de départ
Les capacités physiques des enfants progressent avec les années, mais leur envie de pédaler ne suit pas forcément la même courbe ! Au moment de préparer notre voyage, il était donc difficile d’estimer la longueur des étapes que nous pourrions réaliser en famille. Les adultes n’étaient pas plus confiants : plusieurs jours à rouler avec de lourdes sacoches ne ressemblent pas vraiment à quelques trajets de vélotaf chaque semaine.
Nous avons alors décidé de faire du train un véritable allié. Il pouvait nous permettre de prévoir une journée de repos, raccourcir une étape ou relier deux itinéraires qui nous faisaient envie.
Car plusieurs parcours nous tentaient, sans parvenir à choisir entre eux ! Pourquoi choisir quand le train permet de passer de l’un à l’autre ?
L’idée d’un véritable tour d’Europe combinant vélo et train a ainsi progressivement émergé. Nous partirions à vélo en direction de Budapest, attirés par l’EuroVelo 6, particulièrement adaptée aux familles, avant de poursuivre notre aventure à travers l’Europe. Et surtout, direction la Suède, une destination qui nous faisait rêver depuis longtemps.
Le train n’était donc plus un simple complément au vélo : il devenait une partie intégrante de l’aventure.

Préparatifs de notre tour d’Europe en train + vélo
L’essentiel de nos préparatifs a porté sur les étapes à vélo et les hébergements, mais le train a également nécessité une certaine organisation.
Pour la France, j’ai utilisé le site VéloTrain pour identifier les trains acceptant les vélos non démontés. À l’étranger, le site de la Deutsche Bahn (DB) s’est révélé très pratique pour consulter les horaires et les possibilités de transport.
Le choix du matériel a lui aussi été adapté au voyage en train : les remorques étant souvent interdites, nous avons privilégié les sacoches, facilement démontables pour franchir escaliers, ascenseurs et quais. Nous avons également remplacé les VTT des enfants, par des vélos très appréciés pour leur légèreté, de la marque belge Bemoov.
Enfin, nous avons réalisé un voyage test, indispensable avec quatre vélos chargés. Il nous a permis de vérifier notre matériel, de tester le chargement dans les trains et d’anticiper les imprévus. Par chance, nous avons presque tout connu lors de ce test, jusqu’à la crevaison à la sortie de la gare… mais sans avoir besoin de parler anglais !
De quoi partir pour le grand voyage sereins, ou tout au moins rodés !
Itinéraire en train
Notre itinéraire ferroviaire s’est construit au fil du voyage, entre choix touristiques, météo et improvisations. Au total, 21 trains nous ont permis de relier des portions d’itinéraires cyclables, et de nous adapter aux conditions.
Entre deux gares, nous avons parcouru ces kilomètres à vélo.
N.D.L.R. : pour mieux visualiser les différentes étapes de ce voyage, voici une carte récapitulative :

carte © voyagerentrain.fr
Lyon – Montbéliard
Partir directement à vélo depuis notre domicile était tentant, mais nous avons préféré éviter une partie du parcours que nous connaissions déjà, et conserver du temps pour des découvertes lointaines. Grâce à VéloTrain, j’ai trouvé une liaison ferroviaire proche de notre itinéraire. J’ai découvert depuis que Komoot permet également d’identifier les lignes de train situées à proximité d’un parcours vélo.
Dès le premier jour, nous avons dû nous adapter : des retards et une discussion avec des voyageurs rencontrés à bord nous ont fait modifier notre arrêt prévu à Belfort.

Mulhouse – Bâle
Notre première visite du voyage sera la Cité du train, le plus grand musée ferroviaire d’Europe. Nous y découvrons une collection impressionnante de convois mythiques : du tout premier TGV orange, aux expositions retraçant les records du monde, à la section plus sombre mais historiquement fascinante, dévoilant les convois logistiques utilisés pour le transport de chars, ainsi que la voiture blindée d’Adolf Hitler, sans oublier l’Orient-Express, mis en scène avec des mannequins costumés qui nous transportent instantanément dans l’atmosphère feutrée et mystérieuse des voyageurs de l’époque.
À l’extérieur, nous apprenons le fonctionnement d’une rotonde, cette impressionnante plaque tournante qui permettait d’aiguiller et de ranger les locomotives dans leurs hangars individuels.
Pour conclure la visite, nous avons la chance de grimper à bord d’une véritable cabine de conduite. Installé au milieu des manomètres, des vannes et des leviers en fonte, je profite de cet authentique pupitre pour expliquer aux enfants les principes de la pneumatique qui actionne les freins, et des moteurs diesels et électriques.
Ensuite, c’est la météo qui nous a poussés vers le rail. Un TER vers Bâle avec un accès facile pour les vélos nous a permis de franchir rapidement cette portion et de confirmer notre choix : pouvoir prendre le train sans forcément l’avoir prévu.


Lac de Constance
Dans cette région avec ses maisons typiques et ses nids de cigogne, nous assistons à une livraison de fret par voie ferrée dans une petite usine. Nous découvrons aussi les Arbres de Mai, une tradition allemande devant lesquels sont organisées des fêtes, ainsi que des aires de jeux germaniques, souvent très orientées industrie.



Munich – Salzbourg
Munich n’était pas sur le tracé de l’EuroVelo 6, mais la réputation du réseau cyclable allemand nous a donné envie de tenter ce détour. Et nous avons été agréablement surpris par la sécurité, même en dehors des itinéraires balisés.
Nous venions surtout pour découvrir la ville et notamment le Deutsches Museum. Ponts, avions, machines, transports, expériences scientifiques… certaines installations sont gigantesques et bluffantes de réalisme. Malgré notre fatigue, les enfants ne nous ont jamais demandé de repartir ! C’est probablement le musée le plus intéressant que nous ayons visité avec les enfants, pour seulement 33 € en famille, avec la gratuité pour les enfants.
Nous avons aussi découvert l’Olympiapark, construit pour les Jeux de 1972 sur le site d’un ancien aérodrome, qui avait notamment servi au stockage des gravats après la Seconde Guerre mondiale avant d’être entièrement remodelé pour accueillir les installations olympiques. Notre coup de cœur : la piscine olympique, où nous avons presque cru assister à une démonstration de Léon Marchand… avant de réaliser qu’il s’agissait simplement de nageurs du dimanche ! Le site accueille également le stade de football, une salle de spectacle, une patinoire et une salle de basket.
Après ces découvertes, direction Salzbourg puis Regensburg. Dans un train régional au matériel assez ancien, le conducteur avait laissé la porte de sa cabine ouverte. Les enfants ont ainsi pu observer les appareils de conduite et s’imaginaient dans l’émission « Des trains pas comme les autres ».


Le Danube
Ce fleuve majestueux, qui se traverse souvent en bateau sera notre guide, et même notre meilleur bivouac (parole d’enfant !). Nous y découvrons des champs de panneaux solaires, très nombreux dans l’est de l’Allemagne, et nous mène jusqu’au parc Prater à Vienne, la première des surprises pour les enfants.


Bratislava – Budapest
Notre plan initial était de rejoindre Budapest en train, car la qualité de certaines pistes et notre perception de la sécurité nous inquiétaient. Nous avons finalement repoussé le recours au train d’une étape vélo, car cette liaison internationale nécessitait une réservation, notamment avec quatre vélos. Le matériel, de type Corail, disposait d’emplacements dédiés mais restait peu pratique pour embarquer nos vélos chargés. Ironie du changement de programme, l’étape à vélo nous permettra de découvrir une signalisation ferroviaire mécanique et une locomotive à vapeur.
Après Bratislava, petite capitale pleine de charme, nous avons découvert Budapest, bien plus vaste que nous l’imaginions mais étonnamment accessible à vélo, notamment sur l’île Marguerite.
Nous n’avons malheureusement pas pu tout découvrir : les enfants auraient notamment adoré tester le train des enfants, un train touristique dont une grande partie du fonctionnement est assurée par… des enfants ! Nous avons préféré profiter des bains de Budapest, dont les photos avaient tapé dans l’œil des enfants.


Budapest – Brno
Nous avons repris le même train que celui qui nous avait conduits en Hongrie depuis la Slovaquie. Ce trajet restera probablement comme notre plus belle galère ferroviaire du voyage : le départ s’effectuait depuis une autre gare de Budapest, et nous l’avons découvert… à l’heure du départ ! Il a fallu rejoindre l’autre gare en bus avec quatre vélos chargés. Le personnel nous a aidés à trouver une solution. Une belle épreuve sportive avant même de monter dans le train !


Prague – Děčín
Ce trajet est né d’une rencontre dans le train. Une personne avec qui nous avions discuté nous a conseillé de suivre l’Elberadweg et nous a même proposé de nous accueillir. Nous avons suivi son conseil, et ce détour valait largement le coup !
C’est aussi pour ces moments que nous aimons voyager ainsi : laisser suffisamment de place à l’imprévu pour que les rencontres puissent modifier l’itinéraire.
Prague, dont la richesse patrimoniale n’est plus à démontrer, nous a également marqués par un monument en mémoire à l’Holocauste, situé sur le quai principal de la gare.

Dresde – Berlin
Les gares sont impressionnantes, mais la gestion des retards nous a semblé beaucoup moins moderne ! Notre train étant retardé, d’autres trains passaient successivement sur le quai prévu pour le nôtre, tandis que les informations affichées restaient pour le moins ambiguës. Nous avons finalement réussi à monter dans notre train — et surtout dans le bon !
Nous étions loin d’imaginer que cette expérience était monnaie courante en Allemagne, et que nous allions tomber dans le piège alors que nous commencions à nous sentir rodés.


Berlin – Trelleborg
La gare de Berlin nous a offert une nouvelle expérience : 24 ascenseurs, un seul en panne… évidemment, celui qui desservait notre quai ! À quatre avec les vélos chargés, nous avons donc appris aux enfants à prendre les escalators avec un vélo. Pour le reste, le trajet s’est heureusement déroulé sans encombre, et sous le regard de voyageurs médusés de voir une famille prête à embarquer vers la Suède avec des vélos.
Le train Berlin – Malmö étant interdit aux vélos, nous faisons une entorse à notre voyage très bas carbone et prenons un ferry. L’occasion de découvrir le gigantesque port de Rostock, puis Trelleborg à la pointe sud de la Suède, beaucoup plus modeste et charmant, que nous avons découvert dès 6 heures du matin après une traversée de nuit.
Trelleborg – Malmö
À Trelleborg, nous visitons une cité médiévale viking dont plusieurs vestiges ont été conservés. Le musée nous plonge dans la vie quotidienne en Scandinavie au Moyen Âge, avant que nous reprenions la route vers le nord en longeant la côte ouest. Les paysages magnifiques, l’accueil des Suédois et la qualité des infrastructures cyclables nous émerveillent. Très vite, nous tombons littéralement amoureux de la Suède.
Nous passons notre première nuit à Malmö, la troisième ville du pays. Elle nous offre aussi une première expérience amusante du climat scandinave. À la première averse, notre réflexe très français est de chercher un abri. Les Suédois, eux, continuent simplement leur chemin, comme si la pluie n’était qu’un détail !


Göteborg
Nous arrivons à Göteborg après 350 km à vélo en une semaine, toujours aussi enchantés par ce pays, et présentons aux enfants Liseberg, le célèbre parc d’attractions de la ville. Il complète la liste des cadeaux du voyage, avec le parc Prater de Vienne et les bains de Budapest. Les nombreuses attractions et les temps d’attente raisonnables permettent aux enfants d’en profiter pleinement.


Göteborg – Stockholm
Pour rejoindre Stockholm, la distance est trop importante pour continuer à vélo dans le temps dont nous disposons, et l’opérateur ferroviaire suédois (la SJ), n’accepte à bord que les vélos pliants. Nous avions donc prévu de laisser nos vélos dans notre logement à Göteborg et de poursuivre exceptionnellement notre voyage en train, sans eux, et donc sans sacoches. Ce trajet est aussi l’occasion de préparer la suite du voyage. Nous n’avons toujours pas réussi à nous procurer les billets qui nous permettront de rejoindre le Danemark à bord de l’Øresundståg.
Le confort est bien supérieur à celui de nos vieux trains Corail et se rapproche davantage du TGV, avec une vitesse commerciale d’environ 200 km/h. Les tarifs nous paraissent un peu plus élevés qu’en France, mais c’est surtout leur grande variabilité qui nous surprend : selon l’horaire choisi, le prix peut aller du simple au quadruple, et parfois plus !
Autre particularité qui nous interpelle : il n’y a pas de poubelles classiques à bord. Les voyageurs disposent de petits sacs et sont invités à trier leurs déchets à l’arrivée. Une petite illustration, parmi d’autres, de l’importance accordée au recyclage dans les pays scandinaves.
Mais c’est aussi pendant ce trajet que je découvre ma plus grosse erreur d’organisation du voyage. En consultant nos réservations, je réalise que nous arriverons chez notre hôte… un jour trop tôt. Nous voilà donc sans logement pour cette nuit supplémentaire, et sans équipement de camping. Heureusement, notre hôte Warmshowers va nous faire une proposition totalement inattendue, qui transformera cette erreur de planning en l’un des plus beaux souvenirs du voyage…


Stockholm
Stockholm mérite pleinement son surnom de « Venise de la Scandinavie ». Construite sur un archipel, l’eau y est omniprésente et la ville offre un cadre exceptionnel. À elle seule, sa découverte aurait presque pu justifier le voyage.
Nous avons notamment visité le Vasa, un navire de guerre du XVIIe siècle qui a sombré lors de son voyage inaugural en 1628, quelques minutes après avoir quitté le port. Remarquablement conservé après plus de trois siècles sous l’eau, il constitue la pièce maîtresse d’un musée passionnant, qui retrace son histoire, son naufrage et sa spectaculaire récupération. C’était une leçon de navigation, mais surtout un exemple des erreurs à ne pas reproduire !
Après plusieurs semaines à pédaler à travers l’Europe, nous avions enfin atteint notre destination rêvée. Mais le voyage n’était pas terminé : il fallait maintenant penser au retour…


Göteborg – Copenhague
En préparant le voyage, j’avais lu sur L’Empreinte baroudeuse : « Si vous pensiez que prendre le train avec son vélo en France est compliqué, alors attendez de partir en Suède » Notre trajet vers Copenhague allait confirmer cette réputation !
Aucun guichet, une application indiquant que les trains ne parcouraient qu’une partie du trajet en raison de travaux… Pourtant, la piste cyclable longeait la voie ferrée et nous voyions bien circuler les trains, avec même le logo indiquant qu’ils acceptaient les vélos. Impossible cependant de réserver ! Notre salut est finalement venu à bord du train, en demandant à d’autres voyageurs comment ils avaient obtenu leurs billets. Elle est à effectuer sur l’application Skånetrafiken.
Avant de mettre le cap au sud, nous apercevons le train qui relie Göteborg à Oslo, une option que nous avions envisagée pour notre voyage. Mais l’idée
d’enchaîner quatre villes ne nous emballait finalement pas. Chacun avait besoin de retrouver le calme des pistes cyclables.


Copenhague
Copenhague est surnommée la capitale mondiale du vélo. Nous n’avons pas encore visité Amsterdam, mais l’affirmation nous paraît tout à fait plausible. L’omniprésence du vélo nous a presque fait oublier qu’il fallait faire attention aux voitures. Moi qui pratique le vélo depuis toujours, j’avais l’impression d’être un débutant, tant les usages et les codes cyclistes semblent ici connus et respectés de tous.
En revanche, après la très accueillante Suède, nous avons trouvé les Danois plus distants.
Bilan de ce tour d’Europe en train + vélo
Budget
Pour le budget, il faut tenir compte d’une contrainte particulière : les achats alimentaires doivent toujours être effectués en petites quantités ce qui augmente souvent le coût. Nous n’avons jamais eu plus de deux repas d’avance et les produits frais étaient consommés dans les 24 heures (et souvent nettement moins !). En revanche, notre consommation a sensiblement augmenté pour compenser la dépense énergétique liée aux kilomètres parcourus !
Pour les hébergements, les tarifs à la nuitée ne sont bien sûr pas les plus bas, mais cela est largement compensé par les hébergements gratuits, notamment chez l’habitant ou en bivouac.
Concernant l’équipement, les montants indiqués ci-dessous sont des estimations basées sur du matériel de milieu de gamme. Nous possédions déjà une partie de cet équipement avant le départ.
Voici un aperçu de la répartition de nos dépenses pour 60 jours de voyage :
- Alimentation : 3 685 €
- Équipements : 5 480 €
- Hébergements (hôtels, campings…) : 1 160 €
- Loisirs (musées, piscines, parcs d’attraction…) : 560 €
- Pharmacie : 61 €
- Transports (trains et bateaux) : 1 031 €

Hébergements
Comme beaucoup de voyageurs, nous avons utilisé de nombreux campings en préférant les petits et calmes aux grands complexes, qui n’acceptent d’ailleurs pas toujours les réservations pour une seule nuit. Cela permettait aussi de limiter les frais.
Pour les étapes citadines, nous avons utilisé Airbnb. Très rares en Allemagne, nous avons dû opter pour l’hôtel à Munich et découvrir les auberges de jeunesse à Berlin. Même à l’approche de la cinquantaine, c’est une expérience à faire au moins une fois !
Le bivouac est une autre particularité du cyclotourisme. Il est autorisé sous certaines conditions dans la plupart des pays que nous avons traversés, à l’exception notamment de la Suisse. Respecter les lieux, ne laisser aucune trace et ne s’installer que pour une nuit sont les principales règles. En Suède, le droit d’accès à la nature, Allemansrätten, est même profondément ancré dans la législation.
Enfin, il y a Warmshowers, une plateforme qui met en relation des voyageurs à vélo et des hôtes prêts à les accueillir. Plus qu’un hébergement gratuit, c’est surtout l’occasion de partager un moment avec d’autres passionnés de vélo.
Les langues, une autre aventure
Nous avons traversé 9 pays et côtoyé 7 langues différentes. Une expérience qui nous a permis de vérifier que l’anglais est bel et bien la langue universelle !
Même au fin fond des campagnes allemandes ou tchèques, nous avons régulièrement rencontré des personnes capables de se débrouiller dans la langue de Shakespeare. Une constatation qui nous a aussi rappelé le niveau parfois limité des Français en anglais… et je ne suis malheureusement pas là pour relever la moyenne !
Avec quelques bases, un peu de bonne volonté et si nécessaire, l’application de traduction qui va bien, on finit toujours par s’en sortir. C’est aussi cela le voyage : découvrir que l’on peut communiquer sans nécessairement maîtriser la langue.
Les enfants ont appris quelques mots dans différentes langues et surtout compris que l’anglais ouvre énormément de portes lorsqu’on voyage.
Une prise de conscience qui arrivait finalement au bon moment pour notre aîné, qui faisait son entrée en 6e quelques semaines après notre retour !
En quelques chiffres
- Trains : 4 834 km, 21 trains, 1 100 €, 1 train supprimé (Allemagne), 1 terminus prématuré (France), 1 départ dans une autre gare que celle prévue (Hongrie).
- Autres transports : 2 ferry, 3 bateaux, 1 bus, environ 100 km à pied dans les villes
- Consommation : 30 l de Coca, 250 l d’eau transportés, 80 supermarchés.
- Divers : 50 montages de tente, 200 matelas gonflés, 10 familles / couples français rencontrés, 5 nuits chez l’habitant, 80 aires de jeux, 30 kg de matériel.
- Journée : réveils entre 7 et 9 heures, départs entre 9 et 15 heures, arrivées entre 13 et 20 heures (1 fois 11 h 00 et 1 fois 21 h 30).
- Risques d’accidents et chutes : 1 queue de poisson (Mulhouse), 1 priorité grillée (Genay, en France) et 5 chutes.
- Vitesses : en général 19 km/h, entre 10 et 30 km/h, moyenne à 16 km/h.

Conseils pratiques
Ce que nous avons appris en voyageant avec 4 vélos dans les trains :
- Il faut savoir voyager léger, encore plus qu’à vélo !
- Devoir s’adapter n’est pas forcément mauvais signe.
- Les souvenirs se fabriquent parfois au gré des correspondances.
- Les écrans sont standardisés en Europe, mais pour le reste, c’est souvent la grande inconnue à chaque frontière.
- Certains pays proposent des tarifs famille ou la gratuité pour les enfants.
- Les grands trajets doivent être anticipés, tandis que les petits peuvent souvent s’improviser (nous le savions déjà, mais il y a eu quelques piqures de rappel !).
- On contemple les paysages au lieu de les survoler.
- On peut lire, discuter, se reposer… et c’est bien pratique pour les parties de Uno ou les devoirs de vacances !
- Les enfants vivent le trajet comme une partie du voyage.
- Et surtout, le train permet de combiner plusieurs aventures.
Et si le train n’était pas l’ennemi du voyage à vélo, mais au contraire son meilleur allié ?
Et si cette aventure devenait un livre ?
Ce voyage aurait pu rester une succession de photos et de souvenirs familiaux que les enfants évoquent encore presque quotidiennement. Mais certaines aventures méritent d’être racontées. J’ai donc choisi de transformer cette expérience en livre, en mêlant récit de voyage, anecdotes familiales et conseils pratiques.
Prenez de l’élan raconte notre aventure, mais surtout les imprévus, les doutes, les rencontres et tous ces petits moments qui ne figurent jamais dans un itinéraire GPS. Tout ce que proposent les guides spécialisés, avec le réalisme du vécu en plus, dans un récit qui se dévore comme un roman à suspense !

Si vous avez une interrogation ou une précision à apporter à ce récit de voyage, n’hésitez pas à laisser un commentaire dans l’espace attribué ci-dessous. Et si vous souhaitez à votre tour partager avec nous votre témoignage, rendez-vous par ici. Bon voyage ! 🚂
Autres liens utiles pour préparer votre itinéraire
- Un tour d’Europe de 3 mois avec un pass Interrail : Italie, Grèce et Europe de l’Est par Les Avencurieux
- Un tour d’Europe en train par Et pourtant elle tourne…


Je confirme en tout point cette expérience après de nombreux voyages train et vélo en Europe
La DB n est plus ce que elle était : retard annulation , informations contradictoires .Je me suis même fait hurler dessus et refermer les portes du train sur mon vélo car on n avait réussi à débarquer 2 vélos et toutes les sacoches en 2 min top chrono dans un train avec porte étroite et marches hautes
La galère en Suède avec l absence complete de prise en compte des vélos dans les trains , avec de nombreux opérateurs régionaux qui parfois acceptent les velo mais en tant qu étranger difficile a identifier , la déshumanisation complète des gares et services
Je rajouterai en plus de la Finlande , un pays assez méconnu plutôt bike friendly pour l experience la Pologne : beaucoup de gares sont aménagées ( au pire la traversée des voies est permise) certes les trains ( plus tout jeune ) nécessitent parfois un peu d escalade pour y accéder
La aussi en-dehors de la compagnie PKP ( qui accepte les vélos ) plusieurs compagnies régionales comme polregio , kolejemalopolskie avec ses trains modernes dans les sud acceptent les vélos
Quasiment toujours des guichets ouverts et des employés dans les gares
Bonjour à tous,
Je n’ai pas encore eu l’opportunité de découvrir tous les pays de l’aventure de cette euro vélo train, mais j’ai eu la chance de lire, le livre de Christophe GAM et de sa petite famille, et cela m’a donné envie de faire mon sac à dos et de partir à l’aventure soit en train soit a vélo soit les 2. Ce livre s’adresse à plusieurs types de voyageurs et nous démontre que même les débutants peuvent se surprendre, c’est même je crois l’une des plus belles leçons de ce livre. À cela s’ajoute un récit authentique, remplit d’émotions qui font du bien et qui nous rapelle pourquoi la famille est si précieuse 🥰 Noël approche et une nouvelle année aussi où il faudra se lançer de nouveaux défis, ce livre est le parfait cadeau à faire à ses proches mais aussi à soi même !